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Discurso de François Hollande para conmemorar las redadas del Vélodrome d’Hiver de 1942

21 agosto, 2012

El siguiente discurso fue dado por el Presidente de Francia, François Hollande para conmemorar el 70 aniversario de la redada llevada a cabo los días 16 y 17 de julio de 1942 por la policía francesa donde arrestó a 13,152 hombres, mujeres y niños judíos de París y sus alrededores para confinarlos en el Vélodrome d’Hiver (velódromo de invierno), el estadio ciclista de París. Posteriormente fueron deportados a campos de concentración alemanes. 1,811 sobrevivieron la guerra. El Presidente Hollande dio el siguiente discurso en el lugar donde se encontraba el demolido velódromo.

¿Llegará algún día que un político mexicano tenga las mismas agallas y ética para dar un discurso similar sobre la realidad que ha padecido este país desde la revolución de 1910? La gran diferencia entre los políticos autóctonos y los estadistas de primer mundo salta a la vista con leer el discurso.

El discurso original lo transcribo de la página de Élysée, Présidence de la Republique:

François Hollande, Presidente de Francia

Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Messieurs les ambassadeurs,
Monsieur le maire de Paris,
Monsieur le président du Conseil représentatif des institutions juives de France,
Monsieur le grand rabbin,
Mesdames et Messieurs les représentants des cultes,
Mesdames, Messieurs,

Nous sommes rassemblés ce matin pour rappeler l’horreur d’un crime, exprimer le chagrin de ceux qui ont vécu la tragédie, évoquer les heures noires de la collaboration, notre histoire, et donc la responsabilité de la France.

Nous sommes ici aussi pour transmettre la mémoire de la Shoah, dont les rafles étaient la première étape, pour mener le combat contre l’oubli, pour témoigner auprès des nouvelles générations de ce que la barbarie est capable de faire et de ce que l’humanité peut elle-même contenir de ressources pour la vaincre.

Il y a 70 ans, le 16 juillet 1942, au petit matin, 13.152 hommes, femmes et enfants étaient arrêtés à leur domicile. Les couples sans enfants et les célibataires furent internés à Drancy, là où s’élèvera à l’automne le musée créé par le Mémorial de la Shoah.

Les autres furent conduits au Vélodrome d’Hiver. Entassés pendant cinq jours, dans des conditions inhumaines, ils furent de là transférés vers les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande.

Une directive claire avait été donnée par l’administration de Vichy : « Les enfants ne doivent pas partir dans les mêmes convois que les parents ». C’est donc après des séparations déchirantes que les parents d’un côté, les enfants de l’autre, partirent vers Auschwitz-Birkenau où les déportés de Drancy les avaient précédés de quelques jours.

Ils y furent assassinés. Pour la seule raison qu’ils étaient juifs.

Ce crime s’est déroulé ici, dans notre capitale, dans nos rues, dans nos cours d’immeuble, dans nos cages d’escalier, sous nos préaux d’école.

Il allait ouvrir la voie à d’autres rafles, à Marseille et dans toute la France, c’est-à-dire des deux côtés de la ligne de démarcation. Il y eut aussi d’autres déportations, notamment celle de Tsiganes.

L’infamie du Vel d’Hiv s’inscrivait dans une entreprise qui n’a pas eu de précédent et qui ne peut être comparée à rien: la Shoah, la tentative d’anéantissement de tous les Juifs du continent européen.

76.000 Juifs de France furent déportés vers les camps d’extermination. Seuls 2.500 en sont revenus.

Ces femmes, ces hommes, ces enfants, ne pouvaient pas s’attendre au sort qui leur avait été réservé. Ils ne pouvaient pas même l’imaginer. Ils avaient confiance dans la France.

Ils croyaient que le pays de la grande Révolution, que la Ville Lumière, leur serviraient de refuge. Ils aimaient la République avec une passion inspirée par la gratitude. C’est en effet à Paris, en 1791, sous la Constituante, que, pour la première fois en Europe, les Juifs étaient devenus des citoyens à part entière. Plus tard, d’autres avaient trouvé en France une terre d’accueil, une chance de vie, une promesse de protection.

Ce sont cette promesse et cette confiance qui furent piétinées il y a soixante-dix ans.

Je tiens à rappeler les mots que le grand rabbin de France Jacob KAPLAN adressa au maréchal PETAIN en octobre 1940, après la promulgation de l’odieux statut des Juifs : « Victimes, écrivait-il, de mesures qui nous atteignent dans notre dignité d’hommes et dans notre honneur de Français, nous exprimons notre foi profonde en l’esprit de justice de la France éternelle. Nous savons que les liens qui nous unissent à la grande famille française sont trop forts pour pouvoir être rompus. »

Là se situe la trahison.

Par-delà le temps, au-delà du deuil, ma présence ce matin témoigne de la volonté de la France de veiller sur le souvenir de ses enfants disparus et d’honorer ces morts sans sépulture, ces êtres dont le seul tombeau est notre mémoire.

Tel est le sens de l’exigence posée par la République : que les noms de ces suppliciés ne tombent pas dans l’oubli.

Nous devons aux martyrs juifs du Vélodrome d’Hiver la vérité sur ce qui s’est passé il y a soixante-dix ans.

La vérité, c’est que la police française, sur la base des listes qu’elle avait elle-même établies, s’est chargée d’arrêter les milliers d’innocents pris au piège le 16 juillet 1942. C’est que la gendarmerie française les a escortés jusqu’aux camps d’internement.

La vérité, c’est que pas un soldat allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l’ensemble de l’opération.

La vérité, c’est que ce crime fut commis en France, par la France.

Le grand mérite du Président Jacques CHIRAC est d’avoir reconnu ici-même, le 16 juillet 1995, cette vérité.

« La France, dit-il,la France, patrie des Lumières et des droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable ».

Mais la vérité, c’est aussi que le crime du Vel d’Hiv fut commis contre la France, contre ses valeurs, contre ses principes, contre son idéal.

L’honneur fut sauvé par les Justes, et au-delà par tous ceux qui surent s’élever contre la barbarie, par ces héros anonymes qui, ici, cachèrent un voisin ; qui, là, en aidèrent un autre ; qui risquèrent leurs vies pour que soient épargnées celles des innocents. Par tous ces Français qui ont permis que survivent les trois quarts des Juifs de France.

L’honneur de la France était incarné par le général de Gaulle qui s’était dressé le 18 juin 1940 pour continuer le combat.

L’honneur de la France était défendu par la Résistance, cette armée des ombres qui ne se résigna pas à la honte et à la défaite.

La France était représentée sur les champs de bataille, avec notre drapeau, par les soldats de la France libre.

Elle était servie aussi par des institutions juives, comme l’œuvre de secours aux enfants, qui organisa clandestinement le sauvetage de plus de 5.000 enfants et qui accueillit les orphelins à la Libération.

La vérité ne divise pas. Elle rassemble. C’est dans cet esprit que cette journée de commémoration avait été instituée par François MITTERRAND, et que, sous le gouvernement de Lionel JOSPIN, fut créée la Fondation pour la mémoire de la Shoah. C’est sous ce même gouvernement, avec Jacques CHIRAC, que fut installée la commission d’indemnisation des victimes des spoliations antisémites, dont le but était de réparer ce qui pouvait encore l’être.

Il me revient désormais, dans la chaîne de notre histoire collective, de poursuivre ce travail commun de mémoire, de vérité et d’espoir.

Elle commence par la transmission.Beaucoup de dérives trouvent leur source dans l’ignorance. Nous ne pouvons pas nous résigner à ce que deux jeunes Français sur trois ne sachent pas ce que fut la rafle du Vel d’Hiv.

L’école républicaine, à laquelle j’exprime ici ma confiance, a une mission : instruire, éduquer, enseigner le passé, le faire connaître, le comprendre, dans toutes ses dimensions. La Shoah est inscrite au programme du CM2, de la 3ème et de la 1ère.

Il ne doit pas y avoir en France une seule école, un seul collège, un seul lycée, où elle ne puisse être enseignée. Il ne doit pas y avoir un seul établissement où cette histoire-là ne soit pleinement entendue, respectée et méditée. Il ne peut y avoir, il n’y aura pas, pour la République, de mémoire perdue.

J’y veillerai personnellement.

L’enjeu est de lutter sans relâche contre toutes les formes de falsification de l’Histoire. Non seulement contre l’outrage du négationnisme, mais aussi contre la tentation du relativisme. Transmettre l’histoire de la Shoah, c’est en effet enseigner sa terrible singularité. Ce crime reste, par sa nature, par sa dimension, par ses méthodes, par l’effrayante précision de sa mise en œuvre, un abîme unique dans l’histoire des hommes. Cette singularité-là doit être constamment rappelée.

Transmettre cette mémoire, c’est enfin en retenir toutes les leçons.C’est comprendre comment l’ignominie fut possible hier, pour qu’elle ne puisse plus jamais ressurgir demain.

La Shoah n’est pas née de rien ni venue de nulle part. Certes, elle fut mise en œuvre par l’alliance inédite et terrifiante de l’obstination dans le délire raciste et de la rationalité industrielle dans l’exécution. Mais elle a aussi été rendue possible par des siècles d’aveuglement, de bêtise, de mensonges et de haine.Elle a été précédée de multiples signes avant-coureurs, qui n’ont pas alerté les consciences.

Notre vigilance ne doit jamais être prise en défaut. Aucune Nation, aucune société, aucune personne n’est immunisée contre le Mal. N’oublions pas ce jugement de Primo LEVI à propos de ses persécuteurs : « Sauf exceptions, ils n’étaient pas des monstres ; ils avaient notre visage ». Restons en alerte, afin de savoir déceler le retour de la monstruosité sous ses airs les plus anodins.

Je sais les craintes exprimées par certains d’entre vous. Je veux y répondre.

Consciente de cette Histoire, la République pourchassera avec la plus grande détermination tous les actes antisémites ; mais encore tous les propos qui pourraient seulement amener les Juifs de France à se sentir inquiets dans leur propre pays.

Rien, en la matière, n’est indifférent. Tout sera combattu avec la dernière énergie. Taire l’antisémitisme, le dissimuler, l’expliquer, c’est déjà l’accepter.

La sécurité des Juifs de France n’est pas l’affaire des Juifs, c’est celle de tous les Français, et j’entends qu’elle soit garantie en toutes circonstances et en tous lieux.

Il y a quatre mois, à Toulouse, des enfants mouraient pour la même raison que ceux du Vel d’Hiv : parce qu’ils étaient juifs.

L’antisémitisme n’est pas une opinion, c’est une abjection. Pour cela, il doit d’abord être regardé en face. Il doit être nommé et reconnu pour ce qu’il est. Partout où il se déploie, il sera démasqué et puni.

Toutes les idéologies d’exclusion, toutes les formes d’intolérance, tous les fanatismes, toutes les xénophobies, qui tentent de développer la logique de la haine, trouveront la République sur leur chemin.

Chaque samedi matin, dans toutes les synagogues françaises, à la fin de l’office, retentit la prière des Juifs de France, celle qu’ils adressent pour le salut de la patrie qu’ils aiment et qu’ils veulent servir : « Que la France vive heureuse et prospère. Qu’elle soit forte et grande par l’union et la concorde. Qu’elle jouisse d’une paix durable et conserve son esprit de noblesse parmi les Nations ».

Cet esprit de noblesse, c’est la France tout entière qui doit en être digne.

Enseigner sans relâche la vérité historique ; veiller scrupuleusement sur le respect des valeurs de la République ; rappeler sans cesse l’exigence de tolérance religieuse, dans le cadre de nos lois laïques ; ne jamais céder sur les principes de liberté et de dignité de la personne ; toujours promouvoir la promesse de l’égalité et de l’émancipation. Voilà les mesures que nous devons collectivement nous assigner.

C’est en pensant aux vies qui n’ont pu s’accomplir, à ces enfants privés d’avenir, à ces destins fauchés prématurément que nous devons porter à un niveau plus élevé encore les exigences de nos propres existences. C’est en refusant les indifférences, les négligences, les complaisances, que nous nous rendrons plus forts ensemble.

C’est en étant lucides sur notre propre histoire que la France, grâce à l’esprit de concorde et d’union, portera le mieux ses valeurs, ici et partout dans le monde.

Vive la République !
Vive la France !

Judíos en el Vélodrome d’Hiver en espera de ser deportados (1942)

Existe una taducción al inglés que publicó The New York Review of BooksPara un versión en castellano, consultar el Blog de Luis Mejía.

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Quién pudiera reír como llora ella

6 agosto, 2012

Pensamientos y recuerdos en esta carta que Joaquín Sabina publicó en El País, rotativo español, a la muerte de su entrañable amiga Chavela Vargas. La reproduzco por la sinceridad y dolor que muestran:

Andaba dibujando en un cuadernito, una costumbre que recién adquirí, cuando vi por la televisión, encendida sin sonido, la imagen de Chavela. Di voz al aparato. Se nos fue, escuché. Y me cogió un llanto irreparable. Lo que nunca me había sucedido. Siempre me culpé por no ser capaz de llorar con la muerte de mis padres, pero esta vez me venció el desconsuelo. Yo nunca me tomé copas con mis ídolos: Bob Dylan, Leonard Cohen o Brassens. Y sí, con Chavela, con la que he cantado, nos hemos abrazado y reído hasta hartarnos. Todas esas veces cuentan y contarán siempre entre las más grandes cosas que me han sucedido en la vida.

Será difícil, por ejemplo, olvidar cómo la conocí. Fue una noche de hace unos veinte años, en Madrid, en la sala Morasol. Dijo: “Yo vivo en el bulevar de los sueños rotos”. Y yo tuve que escribirle una canción con esa frase. Ya se había recuperado de su alcoholismo. Calculaba que había bebido algo así como 1,8 millones de botellas de tequila y solía decirme cuando me veía beberlo a mí: “Joaquín, ese tequila tuyo es muy malo; el bueno de verdad ya nos lo bebimos José Alfredo Jiménez y yo”. Al conocer la triste noticia, que todos veníamos anticipando, he sentido la necesidad de bajar al bar a tomar uno a su salud, aunque el brebaje sin ella siempre será de los malos.

Fotografía: elpais.com

Aquella primera vez, pedí a Pedro Almodóvar que nos presentara. Al acercarme, escuché cómo él le contaba quién era yo, pues Chavela no tenía la menor idea. “La admiro desde niño”, le dije. “Yo también le admiro mucho a usted”, contestó. Ante la mentira, exclamé. “Vete a la mierda”. Nos fundimos en un largo abrazo que nunca aflojamos hasta ayer mismo, incluso aunque no pudiéramos vernos en su última visita a España, un viaje que quizá no debió hacer, pues no estaba en condiciones. Entonces, yo estaba de gira y a ella la ingresaron en un hospital.

Con su desaparición, se pierde una manera de cantar llorando, un quejío inigualable, una expresividad fuera de lo común. Unos cojones y unos ovarios nunca vistos en la música popular desde la muerte de Roberto Goyeneche. Ella no vendía una voz, vendía un estilo. Era una maestra en perder la primera al tiempo que ganaba lo segundo. Algo en lo que yo, sin duda, tengo mucho que aprender. En estos momentos de pérdida me digo, como en la canción: ¡Quién pudiera reír como llora Chavela! Y recuerdo estas palabras de Almodóvar: “Desde Jesucristo, nadie ha abierto los brazos como ella”.

Una tertulia con Valle-Inclán y Pío Baroja en 1904

25 junio, 2012

Corría el año 1904 y aquella tertulia, que había abierto el gallego Ramón María del Valle-Inclán en el Nuevo Café de Levante, hervía por las noches con la flor y nata de los intelectuales y los artistas más significados, entre ellos Ignacio Zuloaga, Gutiérrez Solana, Santiago Rusiñol, Mateo Inurria, Chicharro, Beltrán Masses o Rafael Penagos.

El escritor vasco Pío Baroja

Y aquella tarde noche del 13 de mayo de 1904 el que sorprendió a todos los presentes fue Pío Baroja. Porque cuando se estaba hablando de los españoles y de las distintas clases de español, el novelista vasco sorprendió a todos y dijo:

La verdad es que en España hay siete clases de españoles…sí, como los siete pecados capitales. A saber:

  1. Los que no saben.
  2. Los que no quieren saber.
  3. Los que odian el saber.
  4. Los que sufren por no saber.
  5. Los que aparentan que saben.
  6. Los que triunfan sin saber.
  7. Los que viven gracias a que los demás no saben.

Estos últimos se llaman a sí mismo políticos y a veces hasta intelectuales.

Discurso íntegro de Javier Sicilia a candidatos en el Castillo de Chapultepec

29 mayo, 2012

El líder del Movimiento por la Paz con Justicia y Dignidad recibió a los candidatos a la Presidencia en el Castillo de Chapultepec, donde les dedicó unas palabras antes que fueran cuestionados. Aquí el discurso textual:

Buenas días señora Josefina Vázquez Mota; señor Enrique Peña Nieto; señor Andrés Manuel López Obrador; señor Gabriel Quadri; buenos días hermanos y hermanas del MPJD; buenos días a la ciudadanía herida de esta nación. Muchas gracias por asistir a nuestra convocatoria.

Antes de empezar a dar nuestra palabra, quiero, como siempre, leer unos versos; esta vez de Piedra de sol de Octavio Paz: “[…] el mundo nace cuando dos se besan,/ […] y las leyes comidas de ratones,/ las rejas de los bancos y las cárceles,/ las rejas de papel, las alambradas,/ los timbres y las púas y los pinchos,/ el sermón monocorde de las armas, […]/ el burro pedagogo, el cocodrilo/ metido a redentor, padre de pueblos,/ el Jefe, el tiburón, el arquitecto/ del porvenir, el cerdo uniformado,/ el hijo predilecto de la Iglesia/ que se lava la negra dentadura/ con el agua bendita y toma clases/ de inglés y democracia, las paredes/ invisibles, las máscaras podridas/ que dividen al hombre de los hombres,/ al hombre de sí mismo, se derrumban/ por un instante inmenso y vislumbramos/ nuestra unidad perdida, el desamparo/ que es ser hombres, la gloria que es ser hombres/ y compartir el pan, el sol, la muerte,/ el olvidado asombro de estar vivos/ […]”

Porque esta nación no termina de encontrar su camino, porque, como dicen esos versos de Paz, ha estado tomada en muchos sectores por la hipocresía, el cinismo y la delincuencia que tienen herido el corazón de la nación y hecho pedazos el cuerpo de la patria, y por nuestros muertos y desaparecidos, que son el rostro sin fin de esa herida, pedimos a todos un minuto de silencio.

Hace más de un año, permítanme recordarlo, porque el Alzheimer social y político en México es muy grave, el 28 de marzo de 2011, a raíz del asesinato de mi hijo Juan Francisco y de sus amigos, Luis, Julio, Gabo, y otras tres personas más, pronunciamos por vez primera “Estamos hasta la madre”, que se convirtió en la voz de miles. La exclamación fue acompañada días después por una carta con ese mismo título publicada en Proceso. Parte de ella y de ese “Estamos hasta la madre” estaba y continúa estando dirigido a ustedes, los políticos; la otra parte, a los criminales. Días después, el 8 de mayo, después de la larga marcha de cuatro días de Cuernavaca al DF, en la Plaza de la Constitución, leímos un discurso y propusimos seis puntos como el mínimo suelo que necesita la nación para salvar su dignidad, y sobre los que hablaremos en la segunda parte de este encuentro. En ese discurso, dirigido a todos, les dijimos particularmente a ustedes “que no (aceptaríamos) más una elección si antes los partidos políticos no (limpiaban) sus filas de esos que, enmascarados en la legalidad, están coludidos con el crimen y tienen al Estado cooptado e impotente”.

Les pedimos también a los Legisladores una Reforma Política amplia que incluyera revocación de mandato, referéndum, consulta e iniciativa ciudadana, plebiscito, voto blanco, candidaturas ciudadanas, reelección y limitación del fuero, e hiciera así más participativa la vida democrática. Les pedimos también una agenda de unidad que nos permitiera salvar la emergencia nacional en la que esta guerra contra las drogas y la corrupción de las instituciones nos ha sumido, y les advertimos que de empeñarse en su ceguera, las instituciones no sólo “se (convertirían) en lo que ya empiezan a ser, instituciones vacías de sentido y de dignidad, sino que las elecciones de 2012 (serían) las de la ignominia, una ignominia que (haría) más profundas las fosas en donde, como en Tamaulipas, están enterrando la vida del país”.

No hicieron ninguna limpieza honorable de sus filas, nos negaron la Reforma Política y nos han llevado a estas elecciones ignominiosas que han hecho salir a miles de jóvenes a las calles para encontrar el camino que ustedes cancelaron. Lejos de construir la unidad nacional sobre la que tanto hemos insistido, sus campañas electorales parecen la continuación de la violencia que nos azota por otros medios, una violencia que ahonda la fractura de la patria y de las fosas en donde en nombre del poder, de la soberbia y del éxito que debe obtenerse por cualquier medio y a cualquier precio, se empeñan en enterrar la vida de la nación. Aquí, señora Vázquez Mota, señor Peña Nieto, señor López Obrador, señor Quadri, hay víctimas que hablarán después de mí y que son el engendro del pudrimiento de las instituciones, de la represión de sus partidos y del crimen organizado. Mientras estas víctimas no han recibido un gramo de justicia ni de reparación a sus daños, mientras la marcha macabra de los señores de la muerte avanza en los territorios gobernados por sus partidos y los desaparecidos, los desmembrados, los descabezados, los levantados, aumentan; mientras la ciudadanía vive en la indefensión, ustedes y sus partidos gastan en campañas millonarias –la suya, señor Peña Nieto, es verdaderamente desvergonzada— y en demagogia –sus palabras de campaña frente a esa realidad están vacías–.

Ni para ustedes ni para sus partidos existen los casi 60 mil muertos, los más de 20 mil desaparecidos, los cientos de miles de desplazados, heridos y perseguidos, y las deceneas de miles de viudas y huérfanos que esta imbécil guerra contra las drogas nos está costando y cuyo número aumenta día con día; no existe nuestro sufrimiento; no existen tampoco las desapariciones y los asesinatos de los migrantes que llegan o pasan por nuestro territorio –no hubo una sola mención a ellos por parte suya en el debate en donde entre las mutuas acusaciones, la ocurrencia de la demagogia, y la edecán, ustedes sólo dieron el espectáculo de la frivolidad y de la lejanía que tienen frente a la nación–. Para ustedes, por lo tanto, no existen la emergencia nacional ni las miles de zonas tomadas por el crimen organizado ni los funcionarios de sus partidos coludidos con él ni el problema de la guerra. Se han contentado simplemente con hablar de la inseguridad, de acusar de corruptos a los otros partidos, y de proponernos enfrentar la inseguridad con más violencia. No han expresado ningún camino humano y a corto plazo para construir esa paz que tanto anhelamos y sin la cual las elecciones son sólo una simulación; no han siquiera pedido perdón a los ciudadanos y a los migrantes centroamericanos por estas desgracias de las que sus partidos y sus gobiernos son tan responsables como el gobierno federal. Ustedes, como el Presidente Calderón y los demás candidatos y partidos, parecen tener sólo imaginación para la violencia y la disputa. Continúan negándose a escuchar el corazón herido de la patria.

Esta herida que, a pesar de todo lo que hacen y dicen para no verla ni asumirla en su profunda gravedad, no pueden borrar, los increpa hoy y les pregunta. ¿Díganos, cómo con mayorías relativas –porque de ganar sólo ganarán con ellas– piensan gobernar y sanar en su emergencia nacional a está patria desmembrada? ¿Son ustedes tan soberbios para creer que en estas condiciones de emergencia nacional se puede gobernar sin la unidad de la nación? ¿Cómo harán, si ganan, para crearla y no convertirse en un nuevo administrador de la desgracia del país? ¿Cuál es su propuesta de paz, más allá de programas reconstructivos a largo plazo? ¿Qué propone para crear los instrumentos que permitan a la Ley General de Víctimas, recientemente aprobada, sin que el presidente se haya dignado a promulgarla, hacerse una realidad para ellas? ¿Cuál es su posición frente al asunto de las drogas y su propuesta para dejarlas de ver como un problema de seguridad nacional y enfrentarlas como un asunto de salud pública que ponga fin a esta guerra perdida. ¿Cómo, por lo tanto, van a generar una política que no nos subordine a la estrategia de seguridad nacional de los Estados Unidos? ¿Qué tiene que decirle a las víctimas de su partido que hoy están aquí frente a usted?

Javier Sicilia. (Foto: aldiasonora.com)

**A la candidata del Partido Acción Nacional, PAN Josefina Vázquez Mota:

Para muchos, usted, señora Vázquez Mota, significa la continuidad de una política que nos ha sumido en el horror, la miseria y el despojo, el señalamiento duro a las corrupciones de los otros partidos, pero la incapacidad autocrítica para ver las del suyo y la protección o la simulación frente a delincuentes o malos funcionarios de su partido que ocupan y ocuparon cargos políticos, incluso de Estado. Usted representa a un partido que nos debe la transición y que se ha corrompido a grados ignominiosos con el poder. Usted representa un partido que después de doce años deja como una de sus herencias un inmenso camposanto como patria.

**Al candidato del Partido Revolucionario Institucional, PRI Enrique Peña Nieto:

Para muchos, señor Peña Nieto, usted representa el regreso al pasado, es decir, el regreso al origen de la corrupción de las instituciones que hoy se desborda por todas partes y cuyo rostro no es sólo la violencia, el dolor, la corrupción, la impunidad y la guerra, sino la imposición de la presidencia imperial, el uso patrimonialista de la nación y la represión –Atenco, la respuesta descalificadora a los muchachos de la Ibero, la manipulación mediática frente a sus legitimas protestas, son sus señales más claras. Representa también el voto corrompido, el voto comprado, el voto no ciudadano, el de la miseria moral y el de la arrogancia y los intereses de los monopolios de la comunicación. Hoy está aquí presente el escritor Germán Dehesa que hasta el último día de su vida, como un signo de ética ciudadana, contó las noches que se acumulaban cargadas de los agravios de la fraudulenta gestión del exgobernador Arturo Montiel.

**Al candidato de la Alianza Movimiento Progresista, Andrés Manuel López Obrador:

Para muchos, usted, señor López Obrador, significa la intolerancia, la sordera, la confrontación –en contra de lo que pregona su República Amorosa– con aquellos que no se le parecen o no comparten sus opiniones; significa el resentimiento político, la revancha, sin matices, contra lo que fueron las elecciones del 2006, el mesianismo y la incapacidad autocrítica para señalar y castigar las corrupciones de muchos miembros de su partido que incluso, contra la mejor tradición de la izquierda mexicana, no han dejado de golpear a las comunidades indígenas de Chiapas y de Michoacán o a los estudiantes Guerrero. Significa también la red de componendas locales con dirigentes que años atrás reprimieron a quienes buscaban un camino democrático, el señor Bartlet es sólo la punta del iceberg.

**Al candidato de Nueva Alianza, Gabriel Quadri:

Para muchos usted, señor Quadri, significa la usurpación de las candidaturas ciudadanas –que nos negaron junto con la Reforma Política—, la arrogancia y una doble moral que pretende reivindicar el liberalismo y criticar los monopolios mientras usted sostiene su campaña apoyado en la mafia de una cacique, que representa lo peor de nuestra clase política, y en el poder de un sindicato corrupto que tiene secuestrada la educación de la patria, que usa a nuestros niños para el chantaje de más canonjías y posee una fortuna que, fruto de la corrupción nos ofende y nos indigna a todos.

La democracia en su sentido real, no es el voto ni las elecciones libres –aunque la apoyen–, no es una cuestión de administraciones institucionales ni de arreglos entre ellas y sus consejos especializados llamados partidos, cámaras y secretarías, mucho menos el libre mercado, es la dignidad de una nación que sólo aparece allí donde se generan relaciones de confianza y de apoyo mutuo más allá de cualquier interés de poder o de dinero ¿Cómo piensan darle vida a una democracia que sus partidos, la inoperancia del Estado que niega y reprime todo lo que no puede controlar, la criminalidad y los diversos y oscuros intereses del poder y del dinero nos han arrancado?

Estamos, como lo dijimos hace más de un año, no sólo en la misma “encrucijada sin salidas fáciles”, sino ante un proceso electoral atrapado en un callejón sin salidas. Ustedes saben que gane quien gane estas elecciones tendrán que enfrentarse a un suelo y a un tejido social destrozados que ustedes con sus divisiones, sus intereses, sus pleitos, no están ayudando a rehacer sino a desgarrar más. Hoy parece que las urnas electorales no alcanzarán para responder a los sueños rotos de la patria.

Nosotros, sin embargo, no hemos dejado de insistir en una unidad nacional. No hemos venido aquí, por lo tanto, a apoyar a ninguno de ustedes, sino a emplazarlos, como ya lo hicimos aquel 8 de mayo de 2011, a construir, permítanme reiterarlo una vez más, “una unidad nacional que le permita a la nación rehacer su suelo. ¿Cómo pueden ustedes, más allá de sus intereses de partido, cooperar con esa voz que nosotros hemos escuchado en nuestro peregrinar por toda la república, esa voz que los universitarios hacen oír en las calles y en las redes sociales, y que hemos escuchado en español, náhuatl, purépecha, tseltal o wirrárika, lo mismo en Acteal que en Ciudad Juárez, esa voz que exige democracia, paz, justicia y dignidad?

Además opinamos que hay que respetar los Acuerdos de San Andrés y el etcétera, etcétera, que nos deben a los mexicanos.

Estas palabras fueron leídas a todos los candidatos y a la candidata, y en el parráfo marcado** fue dirigido a cada uno en “Diálogos por la Paz” en el Castillo de  Chapultepec, México D.F a 28 de mayo de 2012.

Fuente: Animal Político.

La elección, poema de 1926

26 mayo, 2012

Poema anónimo publicado en El cronista del Valle, de Brownsville, Texas, el 26 de mayo de 1926. La hipótesis del escritor Antonio Saborit, es que el poema fue escrito por Guillermo Aguirre y Fierro, (autor del brindis del bohemio).

El león falleció ¡triste desgracia!

Y van, con la más pura democracia,

A nombrar nuevo rey los animales.

Las propagandas hubo electorales,

Prometieron la mar los oradores,

y…aquí tenéis algunos electores:

Aunque parézcales a ustedes bobo

Las ovejas votaron por el lobo;

Como son unos buenos corazones

Por el gato votaron los ratones;

A pesar de su fama de ladinas

Por la zorra votaron las gallinas;

La paloma inocente,

Inocente votó por la serpiente;

Las moscas, nada hurañas,

querían que reinaran las arañas;

El sapo ansía, y la rana sueña

Con el feliz reinar de la cigüeña;

Con un gusano topo

Que a votar se encamina por el topo;

El topo no se queja,

mas da su voto por la comadreja;

Los peces, que sucumben por su boca,

Eligieron gustosos a la foca;

El caballo y el perro, no os asombre,

Votaron por el hombre,

Y con dolor profundo

Por no poder encaminarse al trote,

Arrastrábase un asno moribundo

A dar su voto por el zopilote.

Caro lector que inconsecuencias notas,

Dime: ¿no haces lo mismo cuando votas?

 Dejo a los lectores la interpretación que quieran darle. Lo único que sí es preocupante es que a casi un siglo de haber sido escrito y publicado, seguimos padeciendo los mismos problemas sin visos de arreglo.


#YoSoy132. Protesta con libro en mano el 23 de mayo

21 mayo, 2012

Apuntes sobre Enrique Peña Nieto.

10 febrero, 2012

‎Debido a una falta de comunicación adecuada, adjudiqué por error estos apuntes a la actriz Regina Orozco, siendo que ella solamente los compartió y no es la autora de los apuntes. Así pues, de autor anónimo les dejo algunas lineas para razonar, para sentir, y para no volvernos a equivocar en relación a Enrique Peña Nieto.

  1. No conocer al menos tres libros con sus autores, preocupa. Te digo que algunos pendejos politicos apenas y saben leer, pero no me creen.
  2. Que su hija llame “bola de pendejos” y “prole” a los mexicanos, denigra. Pobre escuincla le afectó la muerte de su mamacita.
  3. Desconocer el salario mínimo vigente en México, inaudito. Con todo lo que se ha robado, le vale madre.
  4. Decir que no sabe el precio de la tortilla, porque “no soy la señora de la casa”, es retrógrada…y sexista…seguramente le dan celos las mujeres, pero le encanta ir a las tortillas, leche, huevos, etc.
  5. Que no sepa leer ni pronunciar un texto en inglés, y sólo exhiba su mala pronunciación al intentar hablarlo, es vergonzoso. Da pena su falta de preparacion para el puesto. No sirve.
  6. Que continúe con su racha de tropezones ya se volvió costumbre, qué más se puede esperar de un “robot mal programado” que no sabe actuar en situaciones fuera de guión. Por eso se casó con La Gaviota: para aprender a actuar, porque es bien pendejo.
  7. Ser un represor de las luchas sociales como el caso de Atenco, cómplice de la corrupción y el gran número de feminicidios en el Edo. de México, es indignante y aberrante.
  8. Que los mexicanos le crean y voten por él por ser carita, nadie lo puede creer. No es concurso de putitos.
  9. Que Carlos Salinas de Gortari sea su jefe de campaña es imperdonable. Que poca madre.

¡No es broma de verdad hay que ser mas conscientes!


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